Salle de bain, le savon bon pour la peau ?


Le geste beauté que j’avais envie de partager aujourd’hui est tout à la fois un petit pas pour la planète et pour la santé de la peau, de la mienne en tout cas. Et pourtant, si on m'avait dit qu'un jour je troquerais mon gel douche pour un savon je ne l'aurais pas cru…

Comme peut-être pas mal d'ados de ma génération je n’ai longtemps juré que par les gels douche qui sentent bon. Ha, les jolis flacons Bourjois. Et bien sûr, je ne me posais pas la moindre question sur les ingrédients qu'on pouvait trouver dedans. Seulement voilà, 20 ans plus tard, ma peau n'a visiblement plus la même tolérance. Je serais tentée d'avancer qu'à mon avis, les ingrédients n'ont par ailleurs fait qu'empirer, mais c'est un autre débat.

C’est en tout cas à peu près au moment où ma peau a commencé à montrer des symptômes de désapprobation quant aux (mauvais) soins que je lui prodiguais que l'alerte lancée face aux étiquettes faussement "clean" de nombreux gels douche m’a interpellée.

En gros, les industriels ont alors remplacé les parabens, sur le dos desquels on a gentiment tout mis, par un conservateur potentiellement irritant, le fameux méthylisothiazolinone, un ingrédient au nom imprononçable, dont l’orthographe à rallonge le rend facile à repérer sur les étiquettes (c'est déjà ça).

Qu’il s’agisse d’une réaction à cet ingrédient ou bien que ma peau soit devenue plus sensible, les deux sont peut-être liés d'ailleurs, c’est à ce moment-là que j’ai eu envie de changer mes habitudes, à commencer par lire attentivement les étiquettes, plus seulement au rayon alimentation. J'en ai été d'autant plus convaincue lorsque mes symptômes n'ont pas diminué malgré un changement d'eau (j'ai déménagé de Paris vers la Corse). À savoir peau très sèche, voire démangeaisons. Et puis surtout, à force de me renseigner sur le sujet, j'avais du mal à fermer les yeux sur des ingrédients qui n'avaient semble-t-il rien de bon pour ma santé.

En parlant d’étiquettes, c’est parce que la lecture de ces dernières reste compliquée quand on débute en la matière, que j’ai pensé tester le savon, à la composition plus simple. Cela coïncidait aussi avec une envie croissante de réduire mon impact sur l’environnement, ce que le savon permet plus volontiers (moins d’emballage, moins de plastique, moins d’ingrédients chimiques, etc.).

C'est ainsi que j'ai d’abord essayé le savon au Calendula de la marque Weleda. D'emblée je l'ai utilisé de la tête aux pieds, pas sur les cheveux hein, mais sur le visage par contre oui. Loin d'être un geste plus agressif, comme j’aurais pu le craindre, pour la peau du visage notamment, elle est finalement moins sèche qu'auparavant, et avec moins d'inconfort à la clé.

Plus récemment, j'ai testé le savon au karité de la marque Cattier que je trouve également très agréable pour la peau et effectivement bien hydratant. Rien à redire donc jusque là, sauf qu’en me penchant de plus près sur les étiquettes de ces deux savonnettes je leur ai trouvé un point commun fâcheux pour l’environnement… Il y a de l’huile de palme dedans. Un ingrédient que j'évite au rayon alimentation et que je ne pensais pas qu'on pouvait retrouver dans un savon, ce qui me chiffonne (pour les orangs-outangs) et m'apprend qu'on ne peut décidément pas faire l'économie des précautions concernant les étiquettes, même avec des labels sensés être rassurants (NaTrue pour Weleda et Ecocert pour Cattier).

Me voilà donc maintenant partie à la quête d’un savon qui soit meilleur, non plus seulement pour moi, mais aussi pour le "toit" que j’ai au-dessus de la tête...

Je pense tout de même que ce changement dans ma salle de bain reste un petit pas positif, même s’il se solde par un "peut mieux faire", ne serait-ce que parce que cela a réduit et raisonné ma consommation au rayon beauté. Et puis le savon c'est un produit économique, ces deux-là du moins, se conservent très bien (ne fondent pas en mille morceaux par exemple) et durent vraiment longtemps. De sorte qu’avec tous ces bons arguments, je ne regrettent pas mes gels douche parfumés.

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