Les bienfaits du chocolat noir ou comment se déshabituer du chocolat sucré


Le chocolat c’est ma gourmandise préférée. Celle dont j’ai, du moins, le plus de mal à me passer au quotidien. Parce que je suis convaincue de ses vertus, en particulier si on mange le chocolat noir, je ne cherche pas à m’en priver. Avoir un aliment plaisir et relativement sain vers lequel se tourner est une façon, je crois, de réussir à maintenir un équilibre alimentaire.

Avec la grossesse, je me suis cependant surprise à manger du chocolat de plus en plus corsé. Ce goût que j’ai développé m’a intriguée. Et comme j’aime bien chercher une signification derrière les appétits que je peux avoir pour certains aliments, j’ai décidé de creuser le sujet.

Pour ce faire, je me suis tournée vers le livre "Les vertus du chocolat" du Dr Franck Senninger dont je vais vous confier quelques lignes pour vous donner peut-être l’envie d’habituer vous aussi votre palais à manger du vrai chocolat, bien noir. La première leçon qu’on peut retenir de l’ouvrage c’est en effet que, plus le chocolat l’est, plus il est riche en bienfaits.

Avant de partager le fruit de mon apprentissage, j’avais envie de souligner à quel point le goût, et la gourmandise qui en découle souvent, sont une question d’habitude. Par exemple, avec la grossesse et l’allaitement, j’ai remplacé le café par du café d’orge. Lorsqu’après presque un an sans café j’ai goûté à nouveau du café, eh bien, son goût m’a finalement déçue. Son parfum me plait toujours autant (c’était l’objet de ma tentation) mais je m’en suis bel et bien déshabituée.

On entend la même chose avec l'appétence pour le sucre et le sucre raffiné en particulier. Après un temps de sevrage, certaines friandises, quand on en mange à nouveau, nous déçoivent complètement.

Pour vous dire si ça marche avec le chocolat, il faudrait que j’arrive à m’en passer plus d’une journée, ce qui est loin d’être le cas. Ce serait un bon défi, car c’est un ingrédient à l'empreinte carbone loin d’être exemplaire et dont la plantation n’est pas toujours éthique. Heureusement, pour la seconde problématique on peut choisir son chocolat en conséquence, quant à la première, le chocolat fait partie des compromis que je m’autorise, pour l’équilibre dont je parlais un peu plus haut ; même si ceux qui arrivent à s’en passer pour la planète ont mon admiration.

Cela dit, apprécier le chocolat à sa juste valeur, avec sa saveur corsée, c'est déjà un pas vers une consommation plus mesurée et en outre, un vrai bénéfice santé.

Parmi les arguments en faveur d’une consommation régulière de chocolat noir on retrouve ainsi en tête "la capacité antioxydante du cacao (...) 4 à 5 fois plus élevée que celle du thé noir, 2 à 3 fois plus élevée que celle du thé vert (...). On doit cette activité à plusieurs composés, (...) comme les flavonoïdes, mais aussi à certains minéraux, comme le zinc, le manganèse, le cuivre ou certaines vitamines, par exemple les vitamines C et E." Comme je ne consomme presque plus de thé noir depuis la grossesse, il faut croire que je compense avec le chocolat noir. Concrètement, le rôle antioxydant du chocolat "diminue la tension artérielle, améliore la sensibilité à l’insuline, augmente le bon cholestérol, diminue le mauvais cholestérol et fluidifie le sang."

A celles ou ceux qui s'inquiéteraient du "gras" contenu dans le chocolat, "les graisses du chocolat (le vrai "pur beurre de cacao") sont de bonne qualité." Attention cependant à bien lire les étiquettes, depuis 2003 "les fabricants européens peuvent incorporer 5 % de graisses végétales autres que le beurre de cacao - et garder néanmoins l'appellation chocolat." Au même titre, on veillera à l’ajout d’émulsifiants : "la lécithine (E322) permet de diminuer la quantité de beurre de cacao et dont le coût." En somme, la qualité du cacao utilisé et le mode de production font la qualité nutritionnelle d’un chocolat, pour préserver ses vertus antioxydantes notamment.

Après le gras, quid du sucre ? "Le chocolat, surtout le noir, contient une sorte de sucre qui passe lentement dans le sang. On parle d’indice glycémique bas. A titre comparatif, celui du chocolat noir est de 25 (...) alors que l’indice glycémique du pain est de 90. Cet indice bas évite donc des fluctuations trop importantes de la glycémie."

Sans compter que consommer du chocolat à haute teneur en cacao permet évidemment de limiter encore plus l’apport en sucre. Sur une tablette de chocolat pâtissier que j’avais à la maison, à 52 % de cacao, pour 100 g l’apport en glucides est de 49 g, dont 46 g de sucres, alors qu’avec une tablette de chocolat noir 100 % cacao, pour 100 g, c'est 7 g de glucides dont 0,9 g de sucres.

Bonne nouvelle, l'autre argument bien connu en faveur du chocolat, sa haute teneur en magnésium, n’est pas inventé non plus et fait même du chocolat un très bon ingrédient pour lutter contre les effets négatifs du stress.

"Le chocolat est l’un des ingrédients les plus riches en magnésium ! (...) Le stress, qu’il soit physique ou moral, consomme beaucoup de magnésium. (...) En cas de carence, les organes en rapport avec le système nerveux souffrent. (...) Les premiers signaux en sont de petites contractions involontaires de la paupière ou des lèvres, puis, si la carence se poursuit, survient une gêne respiratoire, des palpitations cardiaques, puis une véritable angoisse."

"Le chocolat possède plusieurs composés susceptibles de diminuer le stress (...). Même si seul, aucun d’entre eux n’explique le rôle anti stress du chocolat, leur union, associée au goût hautement agréable du chocolat, fait sans doute leur force dans ce domaine." On a par exemple relevé, dans le chocolat, la présence de sérotonine qui "favorise la sensation de bien-être, de calme, de relaxation (...). Le chocolat peut ainsi rétablir un désordre en cas de légère déprime, lorsque les taux de sérotonine commencent à baisser."

Ma lecture m’a par ailleurs permis de comprendre une conclusion à laquelle j’étais arrivée seule, celle selon laquelle je consommais le chocolat de plus en plus fort pour remplacer le café, que j’ai arrêté. En effet, le chocolat contient de la caféine et de la théobromine, qui peuvent expliquer l’attrait du chocolat et "créer une dépendance. Si certaines substances sont détruites lors de la digestion, d’autres persistent et permettent d’expliquer ce phénomène, notamment parce qu’elles favorisent la libération de dopamine par le cerveau." Cela dit, la théobromine ou "caféine naturelle du cacao" a une action “plus douce que celle de la caféine, car plus lentement assimilée."

Une dernière anecdote gourmande pour la route : toujours dans l’ouvrage du Dr Franck Senninger, j’y ai découvert que l'association fruits secs - chocolat, que je faisais naturellement sans en connaître les vertus, permet de "renforcer l’action du sélénium" identifié dans le chocolat. Si les tablettes qu’on trouve en magasin avec des noix sont généralement sucrées et en dessous des 70 % de cacao, on peut reproduire cette association bénéfique tout simplement en mangeant du bon chocolat et quelques noix en même temps. A savoir que "en dehors de combattre les radicaux libres, le sélénium aide à la formation des hormones thyroïdiennes et à combattre les infections."

En parlant d'hormones j'ai enfin noté, par curiosité, que le chocolat contient de la vitamine B2 qui favorise notamment "la production hormonale et la fabrication des globules rouges", de sorte que le chocolat aurait "un effet positif sur les femmes enceintes ou allaitantes". Tout s'explique !

Maintenant, je ne vais pas vous dire que je ne me laisse plus jamais tenter par des desserts sucrés au chocolat, loin de là. J’emprunte par exemple régulièrement à Mango & Salt sa recette de petites crèmes au chocolat. J’ai en revanche réussi à gagner en modération vis à vis du chocolat en carrés que je consomme désormais systématiquement corsé. Une habitude alimentaire qui se prend petit à petit, en passant du chocolat à 70 % au 80, puis 90 et même 100 % que j'apprécie vraiment ; il rassasie davantage et satisfait mieux mes envies de chocolat, j’en mange moins et en plus c’est meilleur pour moi.

A savoir qu’il existe différents terroirs pour le chocolat (comme pour le vin) et qu’à teneur en cacao égale tous les chocolats n’ont pas les mêmes arômes ! J’ai écouté à ce sujet l’interview d’une chocolatologue (et ostéopathe) sur Radio Médecine Douce. Un entretien que je vous recommande si vous êtes encore sur votre faim de chocolat après la lecture de cet article ;)

Commentaires

  1. Très intéressant. Moi aussi je suis accroc au chocolat noir mais je n'ai pas testé celui à 100%. J'ai envie, faut que je vois si ils en ont au Naturalia. J'ai du 80% à la maison. Tu le trouves où le tien ? Ca aurait été chouette que tu nous partages tes préférés. :)

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    1. Je n'ai pas Naturalia en Corse mais je m'en souviens que j'ai pu acheter du 100 % chez eux lors de mon dernier séjour à Paris ;) C'était celui du Moulin des Moines, mais je l'ai trouvé trop amer. En fait, selon les marques (et les provenances du cacao) le 100 % a vraiment des saveurs différentes. Celui de Saveurs & Nature aussi, par exemple, est également trop amer à mon goût. Par contre celui de La Vie Claire, j'adore ! Du coup c'est peut-être effectivement une bonne idée que je partage mes préférés :) Je vais faire ça en story sur Insta ^^

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