Ostéopathie, un conseil tout simple pour mieux respirer


Un Petit Pas Pour Toi c’est aussi une invitation à prendre soin de soi, un volet que j’avais envie d’ouvrir aujourd’hui avec un article consacré à un précieux conseil qui m’a été donné par mon ostéopathe ; un conseil pour les mamans allaitantes, mais pas seulement.

J’apprécie l’ostéopathie pour son approche globale, du corps et de l'esprit. La médecine allopathique le reconnaît de plus en plus, nombre de maux, grands comme petits, sont souvent intimement liés à ce qui se passe dans notre tête, et inversement, quand les maux du corps pèsent à leur tour sur l’esprit.

Dès lors, l’ostéopathie fait, à mon sens, partie des méthodes essentielles pour se faire du bien au naturel. D'ailleurs, si une séance pourra guérir une douleur ponctuelle, pour les prévenir, les séances peuvent aussi se pratiquer en "entretien", à chaque passage de saison par exemple.

Un rendez-vous avec mon ostéopathe me permet en tout cas de me redresser au sens propre ; elle me fait me placer devant un miroir avant et après la séance, l’ampleur du résultat est toujours notoire. C'est également l'occasion de mieux comprendre ce que je ressens. La discussion met en lumière la relation entre les douleurs qui viennent se loger dans le corps à des endroits qui en disent long sur ce qui se passe, notamment, au niveau des émotions.

Ces problématiques sont bien sûr propres à chacun et ne sauraient faire l’objet de conseils de ma part. Je vous invite juste, si vous n’avez pas déjà testé l’ostéopathie et que vous en avez envie, à trouver le bon ou la bonne praticienne pour vous accompagner. Pour se sentir en confiance, rien de tel que le bouche à oreille ; c'est ma naturopathe qui m’a orientée vers la mienne. Par ailleurs, une dimension supplémentaire qui peut rassurer quand on est enceinte, choisir quelqu'un de spécialisé dans l'approche ostéopathique des femmes enceintes et bébé.

Revenons maintenant au conseil que je souhaitais partager avec vous aujourd’hui.

Avant mon rendez-vous, j’avais la respiration complètement bloquée. Je suis hélas sujette à ce travers, ce que j’appelle être "en apnée", mais là, même en faisant l’effort conscient d’inspirer profondément, je n’arrivais plus, justement, à prendre une respiration pleine ; un état qui peut vite rejaillir sur la santé générale et le mental.

Ce que je ne m’attendais pas à entendre c’est le lien que mon ostéopathe a établi avec l’allaitement. Au niveau postural pourtant, une fois le doigt mis dessus, cela m’a paru évident.

L’allaitement incite en effet à se replier physiquement sur son bébé ; pour la position de la madone, on arrondit légèrement les épaules, on se penche vers le visage de son enfant. J’avais ainsi pris le mauvais pli de me tenir les épaules voutées, même quand je n’allaitais pas, ce qui m’empêchait physiquement de respirer de façon optimale.

Ce que je voulais souligner c’est que le déclic peut avoir besoin d'être physique, même si on aspire à un mieux-être psychique. D’emblée j’avais mis ma sensation sur le compte du stress, un mot devenu fourre-tout, sur le dos duquel on met un peu tout et n’importe quoi, mais parfois, en oubliant le corps, on ne se concentre plus que sur une seule partie du problème.

Il a suffi que mon ostéopathe m'invite à remettre les épaules en arrière et la poitrine en avant pour que je reprenne ma respiration, avec un soulagement immédiat, avant même de commencer la séance.

L’impact de l’allaitement sur la posture ne fait pas partie des conséquences dont j’ai pu entendre parler, c'est pourquoi j’avais envie de partager avec vous ce bénéfice de ma séance d'ostéopathie.

En outre, on peut tous souffrir des effets d’une mauvaise posture. Il y a tellement de raisons de mal se tenir, les épaules voutées en particulier, par manque de confiance en soi, par complexes, à force de travailler devant un ordinateur… Or, corriger sa posture peut être le premier pas vers une meilleure respiration et les bienfaits qui en découlent.

Respirer, on le fait sans y penser, mais tâcher d'y prêter davantage attention est vraiment une habitude salutaire au quotidien, pour dénouer les nœuds qu’on se fait au corps et à l’esprit.

Pour mieux respirer, je vous invite donc, tout simplement, à essayer de penser à redresser vos épaules, surtout si vous avez, comme moi, du mal à prendre (de) l’air. Petit pas par petit pas, au début, on pense à inspirer correctement une fois par jour, puis plusieurs fois, et finalement la différence se fait sentir.

Commentaires

  1. À la lecture de ce billet devant mon ordinateur je me suis bien vite redressée et j’ai respiré ! Merci pour le conseil 👍

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